Le mouvement des pasteurs dans la région

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Des arrivées, des départs, les pasteurs nouvellement arrivés dans la région se présentent, et ceux qui la quittent nous disent où leur route va les conduire.

Les arrivées

La joie de vous retrouver bientôt !

Corinne Danielian-Verdin © DR

J’ai fêté mes 21 ans de ministère pastoral en 2020 avec un parcours qui a commencé par des études à l’école nationale des beaux-arts puis une maîtrise de psychologie à la faculté de médecine Paris V.
J’ai ensuite entamée un double cursus en philosophie et en théologie à l’Institut protestante de théologie à Paris, à Lausanne et à Montpellier. Après avoir effectué plusieurs stages à la radio, à Présence protestante et pour l’aumônerie étudiante. J’ai débuté mon ministère à la mission populaire dans le quartier très cosmopolite de Belleville, puis en paroisse à Paris.
J’ai deux enfants : une grande fille de 19 ans et un fils de 15 ans. À la naissance de mon fils, j’ai été appelée à l’Église protestante unie de Lyon où je suis restée onze années à l’aumônerie hospitalière du centre régional de lutte contre le cancer Léon-Bérard. Parallèlement à mon ministère d’aumônerie hospitalière, j’ai poursuivi de belles expériences de camps et de cultes auprès de la jeunesse et avec la radio R.C.F, au niveau local et régional, à Montpellier, à Paris et aussi à Lyon.
J’apprécie donc le travail en équipe et les temps de cultes joyeux ! J’ai quitté la paroisse d’Avignon pour rejoindre l’Église protestante unie de Saintes-Sud Saintonge et de Saint-Jean-d’Angély, heureuse du chemin que nous allons pouvoir partager ensemble.
Alors que le Seigneur guide nos pas, qu’il nous envoie les uns vers les autres comme des serviteurs humbles et confiants. Qu’il nous donne la foi et qu’il nous offre de pouvoir continuer à en témoigner ensemble autour de nous avec l’assurance qu’il n’abandonne aucun de ses enfants.

Pasteure Corinne Danielian-Verdin


Une nouvelle aventure « entre terre et mer »

Valérie Mali @ DR

Après 17 ans, comme pasteure en région parisienne à Nanteuil-lès-Meaux et à Levallois, puis neuf ans à la paroisse de Bordeaux centre-ville, je suis heureuse de poursuivre mon ministère dans la région Ouest au sein de l’Église des Îles de Saintonge et de commencer cette nouvelle aventure « entre terre et mer », en vous remerciant de nous y accueillir à partir du premier octobre.
Je suis pasteure depuis 1994, j’ai 55 ans, mère de quatre enfants, de 29 à 18 ans (Timothée, Clément, Éléonore et Éliezer), mariée (mon mari est directeur de l’association Foyer protestant de Castres).
Après cette période de confinement qui marquera les esprits et les vacances d’été que nous espérons favorables pour chacun, je vous rejoins, « ensemble Bible à la main », dans la joie de la rencontre fraternelle au nom de Celui qui nous rassemble, à la découverte de la communauté des Îles de Saintonge, aux horizons vastes et infinies, pour partager un peu de son présent et de son avenir dans la confiance et l’espérance.

Pasteure Valérie Mali


Des besoins spirituels toujours importants

Ariane Massot © DR

Arrivée dans la Région Ouest en 2001, j’ai été pasteure à Lezay, avec un petit intérim en Basse-Marche en 2004-2005, puis à Melle. Pour des raisons de santé et de famille, j’ai ensuite été en congé pendant quelques années. Je viens d’être nommée comme aumônier au CHU de Poitiers, où je succède à mon mari Jean-Louis Massot.
J’avais déjà été aumônier à l’hôpital de Niort de 2001 à 2004. Certains aspects du travail me sont donc familiers, mais beaucoup est à découvrir encore et même à inventer. Le monde de la santé évolue, la crise sanitaire nous a tous bousculés. Dans cet univers en mouvement, je suis présente pour accompagner ceux et de celles qui le désirent sur leur chemin de vie et de foi. Même si la pratique religieuse baisse, les besoins spirituels sont au moins aussi importants que dans le passé. Le défi des prochaines années sera de chercher à répondre à ces besoins dans le contexte de l’hôpital public et le respect du chemin de chacun.

Pasteure Ariane Massot


Un retour au ministère

Matthieu Cavalié © Élisabeth Renaud

Après six ans passés au poste de pasteur chargé de la direction à la Mission populaire de Nantes, me voilà donc qui « redébarque » en Charente-Maritime où j’avais déjà « navigué » entre les Îles de Saintonge dans les années 2000.
C’est une bénédiction pour moi que de revenir dans ce si joli département où la lumière est si particulière et où j’ai déjà quelques ami·e·s et repères. Une d’autant plus belle bénédiction que ma fille Emma m’a rejoint pour ses dernières années de lycée avec moi sur Rochefort.
Alors que j’écris ces quelques lignes, je suis impatient d’être en septembre et de reprendre mon ministère pastoral auprès de la petite mais belle communauté de la paroisse de Rochefort qui, j’ai déjà pu le constater, s’est non seulement maintenue mais aussi renouvelée et développée. En ce sens j’ai beaucoup de reconnaissance pour le travail de mon collègue Jean-Luc Cremer qui laisse derrière lui une paroisse ouverte, accueillante et j’en suis sûr stimulante.
Pour celles et ceux donc qui ne me connaissent pas, je ne suis plus le jeune pasteur qui débutait son ministère entre Étaules et La Tremblade. J’ai aujourd’hui 43 ans, deux filles : Amélie (19 ans) et Emma (17 ans) qui sont à la fois ma fierté et ma joie. Après les Îles de Saintonge, j’ai été pasteur en Vendée sur le Bocage Vendéen et chargé de la direction des Œuvres sociales de la Fraternité où j’ai participé à la gestion d’une grosse structure associative à caractère sociale et où j’ai participé au développement d’actions d’éducation populaire. Après cette expérience, je reste sensible à la fois aux questions sociales mais aussi à la mise en œuvre d’actions culturelles tournées vers la cité.
J’exprime ma reconnaissance auprès des membres du Conseil presbytéral qui ont su non seulement m’accueillir avec fraternité mais aussi chaleur. Je suis sûr que nous œuvrerons très bien ensemble à la continuité, à l’ouverture et au renouvellement pour que cet Évangile qui nous fait vivre trouve ses échos au cœur de notre ville et de nos villages.

Pasteur Matthieu Cavalié


Une nouvelle réalité

Élie Lafont © Christian Barthélémy

La vie est mouvement, mais cela fait du bien de poser ses valises. Après avoir pas mal cheminé en France, me voici installé à Moncoutant-sur-Sèvre, pour commencer mon ministère. Je me réjouis de cette nouvelle réalité qui s’ouvre à moi.
En stage à l’Église protestante unie d’Orléans durant l’année 2019-2020, me voici aujourd’hui proposant pasteur. D’après mes premières semaines passées ici, faites de rencontres et de projets, le travail pour l’Évangile avec les paroissiens de Moncoutant et du bocage vendéen promet d’être riche et joyeux. Que le Seigneur nous accompagne dans cette première année.

Pasteur Élie Lafont


Le proposanat, un privilège et un défi

Pablo Sacilotto © Élisabeth Renaud

Je suis Pablo Sacilotto, né au Brésil dans l’état de São Paulo, marié avec Patricia Verissimo depuis 2007, nous n’avons pas d’enfants. Je suis né dans une famille chrétienne d’origine presbytérienne – méthodiste, mais sans aucun engagement ecclésial.
Quitter le sud de la France pour un nouveau départ dans l’Ouest était un grand défi. Une nouvelle façon de vivre, de percevoir et de penser les représentations culturelles en France. Bien accueillis dans le Poitou rural, Patricia et moi avons pu bénéficier d’un environnement propice à l’apprentissage.
Reçu par le couple Élisabeth et Bertrand Marchand ainsi que par nos frère et sœurs qui ont tout préparé pour notre arrivée et installation, ma femme et moi, nous nous sommes rapidement sentis partie intégrante de cette nouvelle, disons, configuration fraternelle. Temps de découverte vécu avec soin, curiosité et intérêt d’une confrérie toujours disponible à nous aider à vivre une période favorable dans le Poitou rural.
Des souvenirs nostalgiques nous traversent souvent. Après avoir vécu quelques temps à Lunel et à Tours ; les nouveaux airs du Poitou rural nous dévoilent une nouvelle aventure, une nouvelle façon de vivre l’immense diversité de ce pays.
Tous ces changements sont aperçus et vécus avec une grande joie. Nous savons que nous aurons encore quelques mois à venir où nous pourrons approfondir un peu plus nos relations fraternelles, spirituelles et nos connaissances culturelles. Si je souligne tout cela dans ce texte, c’est parce que je les accueille d’abord comme privilège et puis comme un défi.
Privilège car pouvoir vivre des réalités si distantes me fait apprendre chaque jour à étendre mes relations personnelles et à toujours être ouvert aux différences dans un si grand territoire. Et défit car j’ai encore à faire face à de nombreux défis  qui contribueront à enrichir mon parcours de proposanat.

Pablo Sacilotto


Du Rouergue et Quercy au Berry…

Luc Serrano © Rébecca Serrano

Après neuf années passées au service de l’Église de Roanne, six au service de celles de Villefranche/Saône et de Mâcon, huit sur le Rouergue et le Quercy, je vais rejoindre cet été, en Berry, celle de l’Indre et la Creuse : une Église de grande dissémination, comme les précédentes. Je suis donc assez bien préparé aux nombreux déplacements que va nécessiter cette desserte. Désormais en pays d’Oil, moi l’enfant de Provence, je vais apprendre à mieux connaître cette région de Centre-Loire que je n’avais approchée qu’à travers mes études d’Histoire et d’Histoire de l’Art. Catholique d’origine, je suis devenu protestant à 26 ans, peu de temps avant d’entrer à la faculté de théologie de Montpellier. Pasteur-historien ou historien-pasteur, je vis cette double vocation sans contradiction, ancrant ma prédication dans la raison tout en mesurant cette dernière à l’aune d’une foi protestante humaniste, nourrie de nombreux apports du judaïsme ancien à la théologie chrétienne contemporaine. Je suis principalement bibliste et théologien, formé au dialogue interreligieux, mais aussi assez compétent en matière d’accompagnement psychologique. Enfin, ce qui m’anime ne se résume pas à mes 24 années de ministère au sein de notre Église, ni à mon baptême chrétien ; car je suis aussi un homme de culture et de poésie : un chercheur d’absolu, notamment du plus grand des Graal (sujet de mon mémoire en théologie), l’Amour ! Né au pays de la Fin’amor, j’adhère à ces paroles de Rûmi : “Je n’appartiens à aucune religion. Ma religion est l’amour. Chaque cœur est mon temple”.

Pasteur Luc Serrano


Les départs

Vers Rueil-Nanterre

Étienne Rufenacht © Étienne Rufenacht

Cela fait plus de sept ans déjà que j’ai commencé à exercer mon ministère au sein des paroisses de Saumur et de Cholet. Que le temps passe vite !
Je tiens à remercier vivement toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu et accompagné durant cette période où j’ai effectué mes premiers pas en tant que pasteur.
Durant ces sept années, j’ai particulièrement eu à cœur, avec les paroissiens (et l’aide de Dieu !), de vivre l’Évangile de façon vivante et accueillante, et de faire en sorte que nous osions davantage témoigner de notre foi, en particulier vis-à-vis de celles et ceux qui se situent à l’extérieur de nos portes.
C’est dans ce même état d’esprit que je rejoins la paroisse de Rueil-Nanterre, à la découverte d’une communauté qui vit l’Évangile dans un tout autre contexte. Ce changement géographique me permet également de me rapprocher de mon amie, Hélène, et de ma fille, Victoire.

Pasteur Étienne Rufenacht


Huit ans déjà !

Wolfram Steuernagel © DR

Huit ans depuis notre arrivée en Saintonge, la caravane au crochet, pour installer la petite famille dans le grand presbytère de Courlay. Deux mois après, Mathilde est née. Élisabeth, haute comme trois pommes, insistait pour accompagner son papa au culte, et n’y disait pas un seul mot. Aujourd’hui, elle est grande et discute avec les adultes de huit fois son âge à hauteur égale des yeux. C’est aux enfants qu’on mesure le temps qui passe.
Huit ans de chemin, de joies et de peines. Merci, Seigneur, pour ce temps si riche.
Maintenant il est temps de raccrocher la caravane et de reprendre la route. Du bord de l’Atlantique vers les rives de la Sarre, d’une Église ancrée dans sa tradition réformée vers deux paroisses de tradition luthérienne et engagées dans le renouveau spirituel, des temples aux formes classiques, silencieux au milieu des villages vers les églises – protestantes, bien sûr ! – aux clochers qui rythment la vie du village. Le Seigneur Jésus sera avec nous, et avec vous.

Pasteur Wolfram Steuernagel


Et aussi

Guillaume de Clermont a quitté la présidence de la région Ouest de l’Église pour suivre une formation afin d’intégrer le poste de directeur général  à la Fondation John Bost. Fin mai, nous lui avions donné la parole. Lire son message

 

 

Jean-Luc Crémer, après quatre années à Rochefort, devient le nouveau président de la région Ouest. Début juillet, nous lui avions donné la parole. Lire son message