Le pasteur, cet humain

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Souvent en première ligne dans l’annonce de l’Évangile, les pasteurs sont vulnérables. L’Entraide médicale protestante pastorale (EMPP) en est le soutien indispensable.

En bonne théologie protestante, les pasteurs ne sont pas au-dessus des autres. Si certains paroissiens attendent que leur pasteur soit exemplaire et le placent parfois sur un piédestal, le ministre de la Parole sait bien, lui, la réalité de son métier et de sa vocation.

Une année éprouvante

Il s’agit souvent de passer sans transition du balayage du temple à l’étude théologique, de l’accompagnement d’une personne au soin de la famille. Il est ainsi souvent le couteau suisse de la paroisse, tentant de faire beaucoup avec peu. Prendre soin de son pasteur revêt donc une importance particulière, notamment durant la période actuelle de crise sanitaire. L’Entraide médicale protestante pastorale a pu tenir cette vocation tout au long des périodes de confinement, grâce à la générosité des membres de l’Église. Pourtant, les situations pastorales ont été plus délicates que les années passées, notamment à cause de l’isolement forcé, de la multiplication des interventions de soutien auprès des personnes en difficulté, des adaptations nécessaires dans l’exercice du ministère. Les pasteurs ne sont pas surhumains.

Se tenir en veille

Beaucoup se sont ainsi retrouvés en première ligne, exposant leur vulnérabilité, confortés par la bienveillance des uns et le soutien, parfois matériel, des autres. L’EMPP c’est aussi cela, un accompagnement discret lorsque les questions médicales deviennent un souci matériel et minent une famille. Et cela constitue pour les ministres une base arrière, la solidité dont ils ont parfois besoin.

David Steinwell

Si vous passez par Paris les 12 et 13 novembre, vous pouvez soutenir les pasteurs en allant à la vente de l’EMPP, 56 avenue de la Grande Armée, 17e.

→ Téléchargez l’affiche avec le bon de soutien en pdf.