20 ans de Communion

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Retrouvailles par-dessus la Manche par la magie de la visioconférence © Capture d’écran

Le 23 juin dernier, protestants luthériens-réformés français et anglicans du Royaume-Uni se retrouvaient par écrans interposés pour célébrer les 20 ans de la Déclaration de Reuilly reconnaissant la communion de leurs Églises.

Il y a 20 ans, les protestants luthériens-réformés français (à l’époque quatre Églises : deux réformées et deux luthériennes) et les anglicans du Royaume-Uni signaient une déclaration de reconnaissance de la communion entre leurs Églises et prenaient un certain nombre d’engagements découlant de cette reconnaissance mutuelle.

L’unité face aux divisions

Est notamment stipulée la reconnaissance mutuelle de ces Églises comme étant – chacune – Église, comme des lieux où sont prêchés l’Évangile et les sacrements, comme ayant des ministres reconnus de part et d’autre ainsi qu’un ministère de vigilance de l’unité de l’Église.
Ces Accords de Reuilly avaient été signés le 23 juin 2001, conjointement en la cathédrale de Canterbury et au temple du Saint-Esprit de Paris.
Le 23 juin dernier, une quarantaine d’Anglais, Écossais, Irlandais et Français étaient donc réunis – virtuellement – pour célébrer ces accords et les avancées en termes d’engagements ou de mise en œuvre de ceux-ci.

Un dialogue à l’échelle personnelle

L’archevêque de Canterbury, Justin Welby, se réjouissait de ces retrouvailles dans son message vidéo, soulignant que « l’unité n’est pas compromise par le Brexit ».
Cette célébration suivait une forme liturgique tout en émaillant les prières et les chants de témoignages et de messages d’une rive et de l’autre de la Manche. Cette dimension plus personnelle de la célébration portait en soi un message en rejoignant la volonté des Accords : « œuvrer en vue de relations plus étroites entre nous dans des situations de diaspora ».

Gérald Machabert, journal Réveil