Vision d’avenir

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© Adrian Campfield de Pixabay

Sur la berge du christianisme, trois lumières qui crient : le pauvre, l’enfant et la femme.

Le premier est éloigné du langage, le second est celui qui n’a pas de langue, la troisième plie sous le poids des coutumes patriarcales.
Non que Jésus les ignore car il est porteur d’un humanisme mais qui est resté en suspens, il les écoute : se mettre à l’école du christianisme, c’est de nous remettre dans un élan incessant de répétitions et dans une relation de réciprocité avec le pauvre, l’enfant et la femme.
Il est question ici de reprendre le chemin de Jésus en nous faisant le porteur de paroles (non le donneur de leçons) échangées avec ceux dont on prétend qu’ils sont porteurs de silence ce qui n’est qu’une dissimulation de l’Être, une mise entre parenthèses de l’intériorité de chacun·e.
C’est de la re-création de l’écoute du pauvre, de l’enfant, de la femme que nous pourrons insuffler un vent nouveau, un langage moderne des Évangiles.

Alban