La prière, ciment d’une vie communautaire

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Une Église, un pasteur, un projet – 11 *

Michel Block est pasteur à l’Église protestante unie de Brest depuis bientôt sept ans. Lors du premier confinement, avec l’aide d’une paroissienne et le soutien du Conseil presbytéral, il a mis en place un groupe de prière en visioconférence.

Michel Block © Élisabeth Renaud

Ce projet rejoint un axe défini par plusieurs consultations réalisées sous forme de tables rondes avec les membres de la communauté de Brest : l’importance de la vie communautaire et l’enrichissement des liens entre les membres de l’Église.

Trois fois par jour

« Avant d’être une bonne Église de témoins, il faut être une bonne Église de disciples, souligne-t-il. Partager ses expériences de vie de foi permet d’avoir un rayonnement et un témoignage plus forts ».
Le groupe de prière d’une dizaine de personnes en moyenne se retrouve trois fois par jour, six jours sur sept durant une demi-heure, à 7h30, 12h et 18h30. Le dimanche, c’est seulement le matin. Suivant l’horaire et le jour, les personnes ne sont pas forcément les mêmes. Michel Block note cependant une fréquentation plus élevée pour l’horaire de fin d’après-midi.
Le partage débute par une invocation et la lecture d’un psaume, suivi d’une lecture biblique et d’un temps de prières spontanées. Ce n’est pas toujours le pasteur qui anime la rencontre.
« Les rencontres s’appuient sur les trois moments quotidiens de prière proposés par la Fraternité des veilleurs, précise Michel. Avec notamment, la récitation des Béatitudes à midi. »
Amenés à partager leurs joies et leurs peines. Des liens très forts se créent ainsi entre les participants.

Une dimension spirituelle

Inspirés du fonctionnement de la Fraternité des veilleurs, les rencontres s’appuient sur leur couleur liturgique.
Avant la mise en place de ce groupe de prière en visioconférence. Les tentatives pour en constituer un avaient été assez laborieuses. « Nous nous réunissions une fois par semaine et nous vivotions à deux-trois. Aujourd’hui, il arrive qu’une vingtaine de personnes se connecte pour une même rencontre ». Des personnes ayant quitté la région ont ainsi repris contact, d’autres, d’une Église voisine, rejoignent le groupe régulièrement ; elles sont de Crozon, Morlaix, Quimper… Dans ces temps de communion, l’écran n’est plus présent, seule la prière relie les participants.
« Par la prière, une communauté vivante se constitue. Quand il n’y a pas ce lien spirituel, il me paraît plus difficile de vivre une vie ecclésiale. On peut certes faire fonctionner une association en montant des projets, en se répartissant des tâches, mais il me paraît difficile de vivre une vie communautaire chrétienne avec une dimension spirituelle sans le lien de la prière ».

Élisabeth Renaud,
Rédactrice Le Protestant de l’Ouest

Si vous voulez rejoindre le groupe de prière de l’Église protestante unie de Brest, suivez ce lien à l’heure de votre choix : https://join.skype.com/d2KmrRgzSMgR.

Cet article est le onzième de la série « Une Église, un pasteur, un projet ». Lire le précédent « Rennes, une terre de mission ».