Le rituel de la bonne année

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© Élisabeth Renaud

L’édito de la rédactrice

Lorsque nous nous sommes souhaité une bonne année, il y a un an, nous ne nous doutions pas de ce qui nous attendrait en 2020.

L’épidémie du Covid-19 est passée par là, a bouleversé tous nos projets, a provoqué des situations dramatiques, perte d’un être cher, d’un emploi… Et pourtant, nous l’avons souhaitée bonne, cette année 2020 !

Alors quel sens donner à ces paroles prononcées si machinalement ? Un jour, une maman, à qui l’on avait annoncé que son petit garçon avait un ostéosarcome, m’avait confié : « La veille, on m’avait souhaité une bonne année. Je ne pourrai plus jamais souhaiter quoi que ce soit à personne ». Ces phrases, même onze années plus tard, reviennent inéluctablement à ma mémoire en cette période traditionnelle de vœux, et j’avoue avoir un peu de mal à les prononcer.

Mais je me raisonne. Souhaiter à quelqu’un une bonne année ou lui adresser ses meilleurs vœux, n’est-ce pas ce que l’on espère de mieux pour la personne en face de soi ? Nous ne sommes pas devins, nous voulons simplement le bien de notre interlocuteur. C’est ce que je vais faire aujourd’hui en vous souhaitant une bonne année (voilà, c’est dit !). Et en espérant de tout cœur qu’elle sera meilleure que l’année qui vient de s’écouler.

Élisabeth Renaud,
Le Protestant de l’Ouest