L’Église unie du Canada veut un revenu universel de base

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Le 22 septembre dernier, l’Église unie du Canada a appelé à une mobilisation symbolique pour la mise en place d’un revenu universel de base.

Le pasteur Richard Bott, modérateur de l’Église unie du Canada © Broadview

À 12h30 (heure locale), des gens d’un bout à l’autre du Canada ont allumé une bougie pour exprimer leur appui à l’instauration d’un programme de revenu universel de base, une mesure qui éradiquerait l’insécurité financière persistante au Canada. Cette initiative avait été lancée par l’Église unie du Canada sous le slogan : « Allumons la flamme de la sécurité financière pour toute la population canadienne. » Quelques consignes étaient également partagées afin de faire rayonner cette campagne : « allumez une chandelle, photographiez-la et affichez la photo sur les médias sociaux (#revenudebaseuniversel) ou envoyez-la aux diffuseurs d’actualités dans votre région… »

Aller au-delà du soutien d’urgence

L’Église unie invitait également à se joindre à une vigile sur la Colline parlementaire à Ottawa, capitale nationale, et devant le bureau de la ministre des Finances à Toronto. Dans une lettre qu’il avait adressée aux élus le 22 mai, le modérateur Richard Bott affirmait, au nom de l’Église unie, qu’il fallait « saisir cette occasion, un moment de Kairos, et travailler de concert avec les provinces, les territoires et les instances de leadership autochtones pour l’instauration d’un programme de revenu universel de base. En ce temps de la Covid-19, le vécu collectif comme Canadiennes et Canadiens révèle une occasion inestimable, une invitation à aller de l’avant. Compte tenu des résultats positifs découlant de la Prestation canadienne d’urgence [NDLR, lancée pour soutenir l’économie face aux effets économiques de la pandémie de Covid-19], nous invitons le gouvernement à mettre en place un programme de revenu universel de base afin d’assurer la sécurité économique de toute la population canadienne, un programme qui sera plus équitable et moins lourd à gérer que les programmes de soutien déjà en place. »

Une initiative de plus en plus suivie

Un mouvement croissant de membres du Sénat, de leaders politiques, d’évêques anglicans et luthériens évangéliques, et nombre de membres d’Églises de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique affirment que le temps est venu de mettre en place une telle mesure.

 Gérald Machabert, journal Réveil