Le retour des dragonnades

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Après les galères des camps de rééducation, les dragonnades.

Le journal Le Monde a publié le 17 septembre un reportage sur  une forme de répression de la communauté ouïgour (minorité musulmane implantée depuis toujours dans le nord-ouest de la Chine, le Xinjiang).  Il s’agit d’envoyer des « cousins », chinois pure de l’ethnie des hans vivre pendant une semaine dans les familles ouïgours. Ces familles soupçonnée de radicalisation se voient marquées par autant de cousins que de membres de la famille. Ces cadres du PCC doivent vérifier s’ils mangent chinois et mangent du porc, s’ils font les prières, s’ils regardent bien les programmes de la télévision et qu’ils ne regardent pas des DVD, que la mixité est bien respectée, et surtout s’ils ne s’opposent pas à la sinisation forcée.

Les premières « dragonnades » datent de 2016 : « Union des familles en une seule famille ». En 2017 cela devient les semaines de « l’unité ethnique ». La pratique mobilise en 2018 un million de cadres hans venant des administrations et sociétés d’État.

Stéphane Griffiths, Le Protestant de l’Ouest