Un Carême zéro déchet

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Le groupe « Église verte et solidaire » de l’Église protestante unie du Poitou rural a lancé début mars un « Carême zéro déchet », ouvert à tous les membres de l’Église pour porter une attention particulière pendant 40 jours à leur production de déchets et aux moyens de les réduire.

© Jasmin Sessler de Pixabay

Chaque semaine, quelques ressources étaient partagées via l’Infolettre de l’Église, dont une vidéo introductive qui expliquait l’enjeu écologique majeur de la réduction des déchets, même recyclés. À retenir : « Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas ! ».

Alors que nous avons tendance à occulter de notre vue les déchets qui disparaissent comme par enchantement après le passage du camion poubelle, il s’agissait d’étudier précisément les déchets produits : quel poids ? Quelle part de déchets recyclés (emballages, verres) et de tout-venant ménager ? Quel type de déchets ? Quels sont ceux que je peux éviter ?

Des initiatives

Nous avions recensé une dizaine de personnes prêts à participer à la démarche. Le confinement a bien entendu fortement perturbé l’élan de ce Carême spécial mais quelques familles ont poursuivi la démarche pendant les 40 jours. Au moment du bilan téléphonique, trois personnes ont partagé leur expérience, leurs résolutions et leurs difficultés.

Petit florilège des initiatives prises :

  • l’achat d’une petite râpe à manivelle et de l’emmental au kilo plutôt que des sachets de fromage râpé,
  • l’approvisionnement au marché ou à la ferme en apportant ses contenants (boîtes, poches en papier),
  • le fait d’écrire les consignes de tri sur la poubelle pour rappeler le tri préalable à faire avant de jeter en dernier recours aux ordures ménagères,
  • la confection de gâteaux et de préparations maison pour éviter les achats de « petits plaisirs » souvent suremballés.

 Une réflexion

La résolution la plus durable fut d’avoir une réflexion en famille sur ce sujet, pour s’interroger ensemble sur ce qui peut être amélioré, même si certaines initiatives ne sont pas partagées par tous. Ainsi, l’idée d’utiliser un gant et du savon plutôt que du papier toilette n’a pas fait l’unanimité… Chacun fait à sa façon et à sa mesure.

C’était une première pour notre Église d’associer à ce temps liturgique habituellement « indolore » pour les protestants, une action « Église verte et solidaire ». L’idée est sans doute à reproduire en inventant tout au long de l’année liturgique d’autres initiatives concrètes pour respecter la Création. Le nouveau Conseil presbytéral va s’approprier le futur projet de vie de notre Église qui intègre pleinement la dynamique « Église verte et solidaire ».

Elisabeth Marchand, Église protestante unie du Poitou rural